Hôpitaux sous tension : "pas un problème de salaires" mais "d'organisation" dit Olivier Véran

Publié le 12/05/2022 - 14:29
Mis à jour le 12/05/2022 - 14:29

Le manque de soignants, qui entraîne fermetures de lits et de services hospitaliers, ne découle « pas d’un problème de salaires » mais « d’organisation », notamment à cause du « manque de médecins » libéraux, a estimé jeudi 12 mai 2022 le ministre de la Santé, Olivier Véran.

archives  © O Veran
archives © O Veran

"Beaucoup d'hôpitaux ont un ou des services restreints ou fermés", a reconnu M. Véran sur RMC et BFMTV, alors que les fermetures ponctuelles se multiplient ces dernières semaines, en particulier dans les services d'urgences, faute de soignants en nombre suffisant.

Pourtant "il y a des postes, il y a des budgets, il y a de l'argent, il y a des salaires qui ont été augmentés pour recruter ces soignants", a-t-il affirmé, rappelant que le "Ségur de la santé" a "amélioré les conditions de travail" avec des augmentations d'au moins 200 euros par mois, ce qui "n'est pas rien".

Si ces revalorisations n'ont pas enrayé la crise de l'hôpital, "je ne crois pas que ce soit un problème de salaire", a-t-il déclaré, pointant plutôt "un problème d'organisation, de bureaucratie, de charge administrative".

Il y a aussi "un problème de fatigue" après deux années de "surcharge très importante" due à la pandémie et "il faut aussi laisser passer ce côté post-vague Covid", a-t-il ajouté.

Le Covid-19 continue de peser sur l'activité des hôpitaux, qui accueillent encore plus de 20.000 patients infectés, ce qui accroît les "difficultés à trouver des lits d'aval" pour les malades admis aux urgences.

Et en amont "les déserts médicaux se sont creusés dans notre pays" a cause du numerus clausus - supprimé durant le quinquennat - qui a réduit le nombre de praticiens libéraux et entraîné "un report plus important sur les urgences", a-t-il expliqué.

Malgré ce "cumul de tensions", M. Véran a assuré que "tous les Français qui doivent accéder à des soins d'urgences (y) accèdent" et que "la qualité et la sécurité des soins est au rendez-vous", même si "les conditions d'accueil ne sont pas idéales".

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Prix “équipes soignantes en psychiatrie” : les candidatures sont ouvertes…

Initié par la revue Santé mentale et soutenu par l'INFIPP - Formation en santé mentale, le "Prix équipes soignantes en psychiatrie" encourage et récompense des démarches et projets de soins originaux, des travaux de recherche en soins, tous inscrits dans le cadre du rôle propre infirmier. Les candidatures sont ouvertures jusqu’au 30 juin 2025.

La rougeole en recrudescence en Bourgogne Franche-Comté : l’ARS appelle à la vigilance

Depuis le début de l'année, dans un contexte marqué par des flambées épidémiques en Europe et dans le monde, la France hexagonale fait face à une recrudescence des cas de rougeole. La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à l’intensification de la circulation du virus, a-t-on appris ce mardi.

Sondage – Quand vous faites vos courses, prêtez-vous une attention particulière au Nutri-Score sur les produits ?

Dans un souci de santé publique, un nouveau Nutri-Score a été validé le 14 mars 2025. Parmi les changements, on retrouve une meilleure classification des huiles et une plus grande sévérité sur le sucre. Toutefois, la grogne gagne certains produits comme le pruneau qui se trouvent avec la même note que des produits ultra-transformés… Et vous, prêtez-vous une attention particulière au Nutri-Score sur les produits ?

L’ARS soutient la création d’une maison médicale près du CHU de Besançon

Le député du Doubs Laurent Croizier se félicite du soutien de l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté à son projet de création d’une maison médicale de garde à proximité du CHU de Besançon, apprend-on dans un communiqué du 18 mars 2025. Objectif de ce projet : désengorger les urgences et améliorer l’accès aux soins en dehors des horaires d’ouverture des cabinets médicaux.

Don de plasma : l’EFS rappelle que “les patients ont besoin de vous”

Si les besoins en sang sont toujours élevés, l’Établissement français du sang fait également face à un autre enjeu, celui de collecter plus de plasma, la partie liquide du sang servant à fabriquer des médicaments et dont les seuls dons français ne permettent pas aujourd’hui de combler les besoins d’une majorité de patients. 

Tout Besançon donne : près de 1.300 dons de sang et de plasma en un mois

La grande campagne de communication "Tout Besançon Donne", organisée par l'Établissement français du sang (EFS) du 12 février au 12 mars 2025, a rencontré un franc succès. Grâce à l'implication de nombreux acteurs locaux et de six ambassadeurs engagés, les dons de sang et de plasma ont dépassé les prévisions initiales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.4
ciel dégagé
le 31/03 à 21h00
Vent
4.74 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
58 %