La taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA), aussi appelée taxe Chirac, est une taxe internationale prélevée sur le prix des billets d'avion. Elle vise à financer des actions de santé publique dans les pays en développement, notamment par le biais de l'organisation Unitaid. La loi de finances 2025 vient d'être adoptée et prévoit une augmentation du barème de la TSBA à partir du 1er mars 2025.
Les nouveaux tarifs applicables dès mars 2025
L'article 30 de la loi de finances 2025 prévoit une augmentation de la TSBA selon la classe de voyage et la destination. Voici les nouveaux montants applicables à compter du 1er mars 2025 :
Destinations en France ou en Europe :
- Classe économique : 7,40 euros
- Classe affaires : 30 euros
- Aéronef d'affaires : 210 ou 420 euros selon le type d'avion
Destinations intermédiaires :
- Classe économique : 15 euros
- Classe affaires : 80 euros
- Aéronef d'affaires : 675 ou 1 015 euros selon le type d'avion
Destinations lointaines :
- Classe économique : 40 euros
- Classe affaires : 120 euros
- Aéronef d'affaires : 1 025 ou 2 100 euros selon le type d'avion
Quel impact pour les voyageurs ?
Ces hausses pourraient entraîner une augmentation des prix des billets d'avion, en fonction de la classe choisie et de la destination. Si l'impact sera relativement modéré pour les billets en classe économique, il sera plus significatif pour les voyageurs en classe affaires et les utilisateurs d'aéronefs privés.
Les compagnies aériennes pourraient répercuter cette hausse sur le prix final des billets, ce qui pourrait influencer le budget des voyageurs et les inciter à comparer davantage les offres ou à envisager d'autres modes de transport pour certaines destinations.
Une taxe contestée par le secteur aérien
Si cette mesure vise à renforcer le financement des programmes de santé publique, elle est critiquée par les compagnies aériennes, qui redoutent un impact sur la compétitivité du secteur aérien français. Certaines d'entre elles alertent sur le risque d'un report des voyageurs vers des compagnies étrangères ou d'une baisse de la fréquentation de certaines lignes.
Le gouvernement, de son côté, estime que cette hausse reste "mesurée" et n'aura qu'un "impact limité" sur le coût global des billets d'avion.