Héritier de l’aspect impertinent du graffiti, The Wa interroge et déstabilise par petites touches les codes imposés par la puissance publique ou privée. Il crée des situations à partir de signalétique routière, sacs poubelles, serviettes de plage ou nains de jardin, comme des réponses à des non-sens devenus un peu trop communs.

Les week-ends des 20 et 21 juin, The Wa a surpris les passants de la rue Midol avec une cascade ou plutôt un vomissement de déchets sortant d'un panneau publicitaire existant. "Shit storm" (comprendre "bordel", "merdier", mais aussi "tempête de merde" ) semble dénoncer la société de consommation sans limite qui entraine la production de toujours plus de déchets et principalement des déchets polluants tels que le plastique.
Il faut également savoir qu'un "shitstorm" désigne un déchainement de critiques virulentes envers une personne, un groupe de personnes ou encore une entreprise sur les commentaires de sites web, blogs ou réseaux sociaux.