Retraites : tous les syndicats dans la rue avant des réunions cruciales à Matignon

Publié le 17/12/2019 - 08:28
Mis à jour le 17/12/2019 - 08:34

La mobilisation contre la réforme des retraites pourrait atteindre un sommet ce mardi 17 décembre 2019 dans la rue à l’appel, cette fois, de tous les syndicats, invités dès le lendemain à Matignon pour des discussions afin de trouver le chemin d’une sortie de crise avant Noël. À Besançon, une mobilisation est attendue à 10h30 sur la parvis de la gare Viotte.
 

réforme retraite manifestation du 5 décembre 2019© Cyrielle F. ©
réforme retraite manifestation du 5 décembre 2019© Cyrielle F. ©

Au 13e jour d'une grève illimitée à la SNCF comme à la RATP, les salariés du public et du privé sont attendus en nombre dans les cortèges de cette nouvelle journée interprofessionnelle de protestation contre le système universel de retraites par points.

La démonstration de force du 5 décembre (806.000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur), au premier jour du conflit, servira de référence, davantage que la mobilisation en net repli d'il y a une semaine (339.000 pour la place Beauvau). Une donnée pourrait affoler les compteurs: la présence de tous les syndicats dans les manifestations, à Paris - entre République et Nation - comme en régions. Les cortèges verront défiler cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats, magistrats en grève... Mais aussi des internes, médecins et soignants mobilisés dans toute la France pour réclamer davantage de moyens pour l'hôpital.

La CGT, Force ouvrière, la CFE-CFC, Solidaires et la FSU marcheront pour réclamer le retrait pur et simple du projet, en essayant de profiter des difficultés de l'exécutif. Le gouvernement est en effet fragilisé par la démission lundi de son haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, après une semaine de révélations sur ses activités et mandats non déclarés.

"Appuyer sur le bouton +stop+" 

"J'espère qu'on sera enfin entendus, que le gouvernement va finir par comprendre qu'il faut appuyer sur le bouton +stop+", a souligné lundi Yves Veyrier, le numéro un de FO, organisation qui participera mardi soir à une intersyndicale pour décider de la suite du mouvement. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déjà répondu: la réforme demeure, "nous ne la retirerons pas".

Dans les mêmes cortèges mais derrière leurs propres banderoles, les organisations du camp réformiste, la CFDT, la CFTC et l'Unsa, défileront non pas contre le principe d'une fusion des 42 régimes existants en un système universel, mais pour améliorer le contenu du projet. Et surtout pour refuser l'introduction dès 2022 d'un "âge d'équilibre" qui doit atteindre 64 ans en 2027 afin d'encourager, grâce à un dispositif de bonus-malus, l'allongement des cotisations et ainsi garantir l'équilibre des comptes.

"Changer toutes les règles est suffisamment anxiogène pour ne pas ajouter des mesures financières dès 2022", plaide dans les colonnes de La Croix le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, vent debout contre un âge d'équilibre "totalement injuste".

Même privé de son "Monsieur retraites" - son remplacement doit intervenir "dans les meilleurs délais", selon l'Elysée -, l'exécutif semble vouloir aller de l'avant pour éviter que la contestation ne s'installe durablement dans les rangs réformistes. La majorité courtise le premier syndicat français: lundi soir, une dizaine de députés LREM ont rencontré Laurent Berger pour "renouer le dialogue" de façon "informelle".

Dans la foulée de la journée de mobilisation, Edouard Philippe compte recevoir les organisations syndicales et patronales représentatives pour des réunions bilatérales mercredi à partir de 14H30, suivies d'une "multilatérale" jeudi à 16H00.

"Fin d'année dans le rouge" ? 

Le temps presse à une semaine de Noël, et alors que la SNCF présente mardi matin son plan de transport - forcément réduit - pour le premier week-end des vacances. Bouchons sur les routes, cohue sur les quais... En région parisienne, les jours se suivent et se ressemblent. Aucune trêve pour les fêtes ne s'annonce du côté des syndicats du ferroviaire ou de la RATP. La situation dans les transports restera d'ailleurs très compliquée mardi, 13e jour de grève.

La SNCF a annoncé un trafic "très perturbé" avec un TGV sur quatre et un train de banlieue sur cinq "en moyenne". Il y aura trois liaisons TER sur dix, "essentiellement" assurées par autocars. Seulement 5% des trains Intercités circuleront. Côté RATP, huit lignes de métro seront fermées. Les RER A et B circuleront "uniquement" aux heures de pointe. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a en outre demandé aux compagnies aériennes de réduire de 20% leur programme de vols au départ et à l'arrivée de l'aéroport d'Orly. Les commerçants et hôteliers-restaurateurs parisiens s'alarment, qui disent enregistrer des chutes d'activité de 25% à 60% par rapport à l'an dernier. Le patronat s'impatiente. "Il est temps de mettre un terme aux blocages", a supplié le Medef dans une lettre à ses adhérents, tenaillés par "l'inquiétude d'une fin d'année dans le rouge".

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Grèves décembre 2019

L’intersyndicale soutient six manifestants placés en garde à vue à Besançon

Suite à la manifestation contre la réforme des retraites du mardi 17décembre 2019, six manifestants, dont le syndicaliste FO et leader des gilets jaunes bisontins, Frédéric Vuillaume, ont été placés en garde à vue au commissariat de la Gare d’Eau. Les syndicats CGT-FO-FSU-Solidaires ont tenu a réagir dans un communiqué pour « protester contre la répression des manifestants rassemblés pacifiquement » et pour signifier au Préfet leur désapprobation de la politique du gouvernement.

Social

T. de Belfort : la cellule de centralisation des signalements des victimes a prouvé son utilité

Chef de file de l’action sociale, le Département du Territoire de Belfort a souhaité renforcer son action à l’égard des personnes adultes vulnérables et/ou victimes en créant une cellule interne de signalement à destination des professionnels des services du social. Après un an d’expérimentation, voici le bilan communiqué vendredi 14 février 2025.

Handicap dans le Doubs : quoi de neuf depuis la loi de 2005 ?

Tous les 30 ans depuis 1945, une loi est votée pour l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap. La dernière date du 11 février 2005. À l’occasion des 20 ans de sa promulgation, une matinée d’échanges s’est déroulée mercredi 12 février 2025 à la Fondation Pluriel à Besançon en présence de représentants de l’État et des institutions locales ainsi que des entreprises, des associations et des personnes en situation de handicap.

Abri de nuit de Besançon : le nom de Marguerite Vieille Marchiset remplace celui de l’Abbé Pierre

Autrefois connu sous le nom de l’abri de nuit Abbé Pierre, l’abri de nuit pour les sans-abris situé au 9 avenue Edgar Faure à Besançon a été rebaptisé abri de nuit Marguerite Vieille Marchiset mercredi 5 février 2025 en présence de la famille et d’élus. Une manière pour la maire de Besançon Anne Vignot, de "rétablir une justice", en rendant cette fois hommage à la femme politique qui a permis de donner vie à ce lieu. 

Les Restos du Coeur recherchent 1.500 bénévoles pour la collecte nationale du mois de mars

Dans le Doubs, les Restos du Coeur recherchent des bénévoles pour organiser leur grand week-end de collecte prévu les 7, 8, et 9 mars 2025. Face à une précarité grandissante, l’événement devient selon l’association "vitale pour répondre aux besoins des plus démunis et assurer la continuité des activités de l’association".

À Besançon, l’abri de nuit Abbé Pierre très prochainement renommé Marguerite Vieille Marchiset

Suite à une décision prise par la maire de Besançon Anne Vignot en septembre 2024 et validée par le conseil municipal après les révélations d’agressions sexuelles commises par l’Abbé Pierre, l’abri de nuit portant le nom de ce dernier sera renommé par le nom d’une personnalité féminine locale le 5 février 2025.

Cent pour un toit Besançon : une nouvelle association pour loger pour des familles en grande difficulté

Créée à l’été 2024, l’association Cent pour un toit Besançon s’engage à offrir un logement temporaire aux familles en situation de grande précarité. Cette initiative s’adresse aux foyers, avec ou sans titre de séjour, exclus des dispositifs d’aide publique.

Financement 2025 : la Mission locale à Besançon tire la sonnette d’alarme

Dans un communiqué du 23 janvier, la Mission locale du bassin d’emploi de Besançon lance une campagne au niveau nationale pour sensibiliser le public, alerter les élu(e)s et les institutions et défendre l’avenir des jeunes. ”Au moment où l’État et les collectivités votent leurs budgets, des milliers de jeunes risquent de se retrouver sans solution d’accompagnement cette année”, selon l’organisation.

Maisons de retraite : de nouvelles règles de tarification dans certains Éhpad en 2025

Un décret publié au Journal officiel du 1er janvier 2025 modifie les conditions dans lesquelles certains Éhpad peuvent pratiquer des tarifs d’hébergement différents selon que leurs résidents bénéficient ou non de l’aide sociale à l’hébergement. Il est établi que la majoration de tarif pour les personnes qui ne perçoivent pas cette aide doit être au maximum de 35 %.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.34
couvert
le 21/02 à 21h00
Vent
1.76 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
86 %