L'intersyndicale alerte sur la précarité des femmes et appelle à la mobilisation le 8 mars à Besançon

Publié le 06/03/2024 - 17:30
Mis à jour le 06/03/2024 - 17:41

Dans le cadre de la journée du droits des femmes le 8 mars 2024, l’intersyndicale lance un appel à mobilisation place des Droits de l’Homme à Besançon à 15h00. Une prise de parole se fera dès 15h40, heure où les femmes sont appelées à arrêter de travailler afin de marquer l’écart de salaire avec les hommes. Lors de cette mobilisation, la place sera symboliquement rebaptisée "Place des droits des Femmes"…

L’intersyndical a souhaité aborder quatre points clés lors de la conférence de presse concernant la condition des femmes : les salaires, les retraites, la carrière et la précarité…

Les salaires

"Les inégalités au travail perdurent. Selon l’Insee, l’écart moyen entre les salaires des hommes et des femmes est de 24 % (soit un quart de salaire en moins)", explique Denis Cerveaux, secrétaire régional CFDT Bourgogne-Franche-Comté qui poursuit : "C’est pourquoi, nous appelons à la mobilisation le 8 mars à 15h40. À partir de cette heure-là, les femmes travaillent bénévolement chaque jour…"

Autre point relevé par le secrétaire : le niveau d’étude des femmes qui est "très souvent" plus élevé que celui des hommes… "Seulement 39 % d’entre elles occupent un emploi de cadre", précise-t-il en ajoutant que les métiers à prédominance féminine sont "mal rémunérés".

Les retraites

Danielle Gouffon, secrétaire générale CGT des Territoriaux de Besançon, dresse un triste constat (tiré du rapport 2024 du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes) : "Les retraites des femmes sont inférieures de 40 % à celle des hommes" même si ces dernières la prennent plus tard qu’eux… Nombreuses sont celles à "subir une décote du fait de carrière plus courte ou incomplète" et ont donc des pensions plus faibles. En moyenne, elles touchent "909 euros nets"…

La carrière

Amélie Lapprand, co-secrétaire départemental FSU-Snipp (pour le 1er degré), tient à préciser que "70 % des emplois non-titularisés sont occupés par des femmes" dans la fonction publique. C’est pourquoi le syndicat demande une titularisation des femmes afin de leur permettre une possibilité d’évolution de carrière. La co-secrétaire demande également une "revalorisation des métiers dits féminins" tels que "l’aide à la personne, la santé para-médicale, l’enseignement…" Ainsi que "le dégel du point d’indice" (À noter : lorsqu’une prime est accordée, elle n’est pas prise en compte sur le calcul des retraites…).

Le FSU indique que "les hommes touchent 33% de primes en plus que les femmes pour le premier degré". Comment expliquer cela ? "Davantage de famille monoparentale" et "un manque de temps et de moyens" pour effectuer ces heures supplémentaires.

La précarité

Les femmes sont davantage impactées par la précarité suite à une multitude de facteurs, précise Laurence Mathioly, de l'Union syndicale Solidaires 25. On note un écart de 15 % entre la rémunération des femmes et des hommes dans le privé. "Deux fois plus de femmes que d’hommes qui sont au SMIC", précise Laurence.

Le rôle social semblerait également avoir une forte incidence sur la précarité des femmes avec des temps partiels pour "répondre aux besoins de la famille", nous précise le syndicat qui précise que la situation peut également s’aggraver en cas de séparation avec le conjoint. Une précarité "monoparentale" concerne donc "9 fois sur 10" les femmes.

Tous ces éléments combinés ont un "impact sur la santé des femmes", indique le syndicat qui déplore "une mauvaise alimentation" ou encore "des pathologies diagnostiquées parfois trop tard"…

La parole des femmes et le rôle des syndicats

Si le 8 mars est un jour de lutte pour l’intersyndicale, elle rappelle que les femmes et les minorités de genre doivent se faire entendre notamment lors de harcèlement. "Rappelons que l’inspection du travail et la médecine du travail peuvent être saisies". L’employeur qui a vent de tels agissements peut également "sanctionner sans jugement de justice", souligne l’intersyndicale qui déplore peu d’actions.

Social

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de l' "Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution ou parking Battant, ces derniers ont répondu à l’appel au rassemblement du PCF au parc des Glacis.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.33C°
couvert
le 27/10 à 01h00
Vent
1.69 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
87 %

Sondage