« Les agriculteurs qui se déclarent en difficulté et qui emploient 2 salariés hors saisoniers pourront aller voir tous les magasins partenaires à moins de 100 kilomètres de chez eux », a expliqué l’animatrice de l’émission L’Amour est dans le pré, où les agriculteurs cherchent l’amour.
« Le prix ne sera pas négocié, il n’y aura pas d’intermédiaire » et ils seront payés sous 30 jours, a-t-elle assuré, précisant en outre que le dispositif est « réservé » aux producteurs qui ne vendent pas déjà en grandes surfaces.
Le PDG de Carrefour et patron de la fédération patronale des supermarchés (FCD), Alexandre Bompard, a par ailleurs présenté une « alerte surproduction », devant aider « les filières qui se retrouvent en surproduction », notamment en raison de la multiplication des aléas climatiques. « Cela entraîne des déséquilibres de marché et le prix s’effondre », dégradant ainsi le revenu des agriculteurs, a-t-il exposé.
Solliciter les médias
« Il faut une alerte et ce sera le rôle de France Agrimer qui, quand il voit un prix en baisse de 15 à 20% pendant plusieurs jours pourra alerter sur un état de surproduction », a-t-il poursuivi. « Il faut aussi des consommateurs qui aient envie du produit, qui comprennent qu’on est dans un moment de surproduction ».
L’idée est alors « de se tourner vers les patrons de médias ou de presse pour demander à accompagner pour ces moments d’alerte », « nous avons besoin que les grands organes de presse déclenchent des alertes surproduction, dès lors qu’ils s’engagent, les consommateurs vont comprendre et on a la conviction qu’ils vont s’engager ».
La création d’un « observatoire des filières d’avenir »
« On va demander aux médias d’être partenaires, on aura besoin d’eux », a précisé Karine Le Marchand, qui a en outre indiqué que les produits concernés sont « essentiellement les fruits et légumes ».
Dernier point annoncé mercredi par les patrons, outre Carrefour, des Mousquetaires/Intermarché Thierry Cotillard, de Coopérative U Domnique Schelcher, d’Auchan Guillaume Darrasse et de Casino et Monoprix Philippe Palazzi, la création d’un « observatoire des filières d’avenir » devant aider à la structuration de filières agricoles qui en auraient besoin.
Le leader du secteur, E.Leclerc, et son médiatique représentant Michel-Edouard Leclerc ne sont pas partie à l’initiative.
Les magasins Leclerc « seront là demain », veut croire Alexandre Bompard, tandis que Karine Le Marchand a estimé que « les consommateurs en tireront les conséquences ».
(Source AFP)