J’ai testé pour vous le bus touristique cabriolet de Besançon

Publié le 23/08/2024 - 18:00
Mis à jour le 26/08/2024 - 09:59

Un peu plus d’un mois après son lancement, j’ai testé pour vous une visite à bord du bus touristique cabriolet des Vedettes de Besançon. Le mercredi 21 août 2024, je suis montée à bord pour une visite de la capitale comtoise au cours d’un parcours baptisé La Grande Boucle. Je vous invite à monter à bord, le départ est imminent. 

Le lieu de rendez-vous est fixé au parc de stationnement de la Gare d’eau. À mon arrivée je découvre le bus qui attend sagement sa dernière passagère… moi. Ayant dix minutes avant le départ j’en profite pour faire le tour du bus et prendre quelques photos. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne passe pas inaperçu ! 

D’un bleu roi de la carrosserie aux sièges, le bus offre effectivement une partie à toit ouvert. Je m’attendais à un bus plus grand et je suis surprise de voir qu’il est assez compact mais permet tout de même d’embarquer 30 passagers. 

© Élodie R.

La paroi est coulissante, ce qui permet de fermer le bus en cas de mauvais temps. Heureusement aujourd’hui ce n’est pas le cas sinon, j’avoue que cela aurait perdu de son intérêt. La météo est même plutôt idéale. Il fait beau mais pas très chaud. Par précaution je mets une petite veste pour le trajet. 

Je fais ensuite connaissance avec mon chauffeur. Stéphane remplace Raphael Grosperrin et m’indique que je peux prendre place où je le souhaite. D’autres passagers sont déjà installés, je me mets donc devant eux. Au total durant l’été, cinq départs sont proposés par journée à 10 h, 11 h, 14 h, 15 h et 16 h. Il est 15 h tapante, le bus démarre et c’est parti pour le début de la visite. 

En route !

On quitte le parking pour prendre la direction du rond point du tunnel qui offre déjà une première vue panoramique sur les remparts de la Citadelle. Les premiers commentaires audio, reliés à des points GPS et réalisés par Pascal Brunet, se déclenchent. Ils sont courts et précis avec parfois quelques anecdotes comme celle concernant le centre diocésain, lieu où étudie le héros de Stendhal dans le Rouge et le Noir. 

Le bus prend la direction du coeur de ville en passant devant l’hôtel de Clévans puis effectue une première courte halte pour contempler le théâtre Ledoux. On prend ensuite sur la gauche en direction du palais de la préfecture puis du palais de justice pour revenir rue Mégevand. Un nouvel arrêt rapide devant le palais Granvelle permet d’écouter d’autres commentaires et de porter attention à de petits détails auxquels ils font référence. 

Une conduite agréable

Côté conduite, Stéphane roule tout doux. Suffisamment pour admirer les alentours mais pas trop pour ne pas (trop) gêner les voitures derrière nous. Je remarque que par moments le bus permet d’ailleurs aux autres véhicules de doubler même si ce jour-là il y a peu de circulation.

Le côté bus ouvert est super pour prendre des photos des monuments et les admirer sous toutes leurs coutures, j’en profite ainsi pour immortaliser la fontaine de l’État-Major.

© Élodie R.

Nous passons le pont de Bregille et nous voilà rapidement à la Rodia pour une halte afin de profiter du panorama sur la Citadelle. Ici, le bus effectue un demi-tour et prend la direction de la colline Beauregard. Cela évite un trop long passage par l’avenue Edouard Droz, qui présente peu d’intérêt à mon goût, la circulation y étant plus conséquente et les points de vue sur le parc Micaud finalement peu intéressants.

Déviation en raison des travaux du Pont de la Pelote

Le pont de la Pelote étant en travaux, le passage par le quai de Strasbourg n’est pas possible. Le bus prend donc l’avenue Foch pour redescendre par la rue Battant. Le passage par Battant est lent car il y a beaucoup de piétons. C’est le quartier qui, à mon sens, était le plus intéressant car sa traversée en bus panoramique s’effectue sous un autre angle. Grâce à la particularité du bus et aux commentaires, on observe vraiment la rue de façon différente que lorsque l’on est à pied.

© Élodie R.

En arrivant au Fort Griffon nous avons déjà effectué plus de la moitié du parcours. Le passage par la place Leclerc est rapide et celui devant le lycée Jules Haag me permet d’apprendre que l’établissement abrite un dôme avec un observatoire.

La fin du parcours par le bas de la rue de Dole puis la City jusqu’aux 408 permet de découvrir quelques belles bâtisses et un majestueux séquoia. Nous voici déjà sur le pont de Gaulle puis retour au parking. Le trajet est normalement compris entre 40 et 45 min. Mais aujourd’hui le pont de la Pelote étant fermé, avec la déviation il a duré 50 min.

À notre arrivée, les prochains clients sont déjà là et attendent patiemment leur tour. Le temps de descendre, de remercier Stéphane pour cette visite et sa conduite, et je leur laisse la place.

Les visiteurs n’attendent pas, moins de 10 minutes plus tard le bus cabriolet est déjà reparti pour une Grande boucle à travers la cité comtoise. 

Le Bilan 

J’ai aimé :

  • L’originalité. Le côté décapotable est un réel atout, la visibilité est idéale et en été lorsqu’il ne fait pas trop chaud comme c’était le cas ce jour, c’est très agréable. 
  • Le côté touriste dans sa propre ville. On se laisse porter, on écoute, le trajet n’est pas fatigant, on se contente d’admirer et de prendre des photos.
  • Accessible à tous. Le bus est équipé d’une rampe pour les personnes à mobilité réduite. 
  • Le bus peut être privatisé pour des événements privés. 
  • On ne passe pas inaperçu, les gens nous font coucou !

J’ai moins aimé 

  • Même si celui-ci est petit et donc peu bruyant, un bus ça reste un bus. J’aurais préféré un modèle électrique. 
  • Les commentaires audio sont très intéressants et de bonne qualité mais cela ne remplace pas un vrai guide où les interactions sont possibles et plus enrichissantes. Ici les échanges avec le chauffeur, pourtant très sympathique, sont limités au cours de la visite. 

Conclusion

Avant le départ, je pensais que cette visite n’allait rien m’apprendre de plus sur Besançon que je ne sache déjà. Eh bien grande erreur ! Un ami, arrivé depuis peu dans la région, m’a dit un jour "je connais mieux ta région que toi". Et il avait raison. On pense, à tort, connaître parfaitement sa ville sous prétexte qu’on y vit tous les jours mais le fait est que l’on perd rapidement ce regard curieux que l’on a lorsque l’on découvre un nouvel endroit. 

Cette visite m’a fait le même effet ! Je passe très souvent par le quartier Battant et pourtant je ne savais pas qu’il abritait des gargouilles ! C’est l’avantage du bus à ciel ouvert. En marchant on ne lève pas souvent la tête alors que là, l’attention est portée sur des choses et des endroits où l’on n'a pas l’habitude de regarder. En plus d’être agréable, le parcours était réellement une belle découverte et m’a permis de porter un autre regard sur la ville. La promesse de "découvrir Besançon différemment" est donc remplie !

© Élodie R.

Infos +

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Culture

Le No Logo festival dévoile son programme et cherche un nouveau lieu pour l’édition 2026

Florent Sanseigne, directeur et fondateur du premier festival de reggae de France, le No logo, a tenu une conférence de presse ce jeudi 27 mars entouré d’une partie de sa vaste équipe dans les locaux du Bastion à Besançon. L’occasion de dévoiler l’ensemble de la programmation de cette 12 édition qui se déroulera en août 2025, mais aussi d’évoquer le futur lieu de l’édition 2026…

Nouvelle église Saint François d’Assise à Planoise : un appel au vote pour une projet architectural

Pour des raisons de sécurité, l’église Saint François d’Assise dans le quartier Planoise à Besançon, à la charge du diocèse, ne peut plus être ouverte au culte et doit être démolie. Le coût de la rénovation étant trop important, il était temps d’envisager la construction sur le même emplacement d’un nouvel édifice conforme aux normes actuelles. Un appel au vote pour choisir un projet architectural alternatif se déroulera du 31 mars au 18 avril 2025.

Mardis des rives 2025 : qui pour assurer la buvette de clôture ?

Appel à candidature • Chaque été, Grand Besançon Métropole propose une série de concerts gratuits en plein air aux abords du Doubs, animant ainsi les communes du territoire lors des Mardis des rives. Pour cette 12e édition, la soirée de clôture se tiendra à Besançon le mardi 26 août. Co-organisatrice de l'événement, la Ville de Besançon lance un appel à candidature pour l'exploitation de la buvette et de la restauration sur cet ultime rendez-vous festif.

Une immersion au cœur de la nature : Patricia Besançon expose son histoire d’amour avec les chevreuils

L’Hôtel du Département de belfort accueille jusqu’au 28 mars 2025 l’exposition photographique intitulée Une histoire d’amour, signée Patricia Besançon. À travers une trentaine de clichés, l’auteure invite le public à découvrir son lien privilégié avec les chevreuils, tissé au fil de plusieurs années d’observation et de rencontres. Le vernissage de cette exposition s’est tenu jeudi 20 mars.

Mikaël Demenge élu président de l’Orchestre d’harmonie municipale de Besançon

Lors de l'assemblée générale de l'Orchestre d'harmonie municipale de Besançon (OHMB), Mikaël Demenge a été élu à l'unanimité à la présidence de l’association, a-t-on appris le 21 mars 2025. Cette nomination marque un retour aux sources familiales pour le nouveau président, dont l'arrière-grand-père, Maurice Demenge, avait dirigé l'Harmonie Nautique Bisontine de 1929 à 1941.

Le musée Courbet accueille La Truite de Gustave Courbet : un dialogue entre art et climat

Le Musée Courbet à Ornans accueille une œuvre exceptionnelle de Gustave Courbet. Du 22 mars au 19 octobre 2025, l’une de ses peintures emblématiques, La Truite, est présentée au public dans le cadre de l'opération nationale "100 œuvres qui racontent le climat", organisée par le musée d'Orsay. Ce programme vise à mettre en lumière les liens entre l'art et les enjeux environnementaux actuels.

Exposition : la correspondance sulfureuse de Gustave Courbet dévoilée à partir du 21 mars à Besançon

Après la découverte d’une correspondance érotique entre Gustave Courbet et Mathilde Carly de Svazzema le 23 novembre 2023 à Besançon, la bibliothèque d’étude et de conservation de la ville de Besançon présente à partir du 21 mars l’exposition consacré à cette sulfureuse liaison épistolaire. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.56
ciel dégagé
le 28/03 à 06h00
Vent
1.05 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
91 %