Le syndicat dénonce "un acharnement insupportable" à l’encontre de Frédéric Vuillaume, qui aurait été arrêté et placé en garde à vue à plusieurs reprises pour des actions qu'il qualifie de "totalement pacifiques".
Selon un communiqué, le 17 mars 2025, lors d'un rassemblement organisé par le syndicat à l'occasion de la visite de la ministre du Travail à l'UIMM, Frédéric Vuillaume a été "arrêté, menotté puis placé en garde à vue abusivement pendant 3 heures" pour avoir scandé des slogans, rapporte FO.
Quelques jours plus tard, le 22 mars, il aurait été à nouveau interpellé avec deux autres militants et placé en garde à vue pendant 8 heures après avoir déployé une banderole lors du cross national des sapeurs-pompiers. Cette banderole visait à "dénoncer les suicides chez les pompiers et la situation particulière d’un pompier professionnel en conflit avec le SDIS".
Une plainte déposée au parquet de Besançon
Face à ces interpellations, le syndicat a déposé une plainte auprès du procureur de la République de Besançon pour "mise en danger de la vie d’autrui, arrestation arbitraire, manquement à la déontologie, atteintes aux droits syndicaux, excès de pouvoirs" et "atteinte à la liberté d’expression et du droit de manifester".
Force Ouvrière affirme que Frédéric Vuillaume est la cible d’une "répression" depuis plusieurs années. Depuis le 16 novembre 2018, il aurait subi "11 gardes à vue abusives pour un total de 177 heures de privation de liberté", ainsi que "6 procès au pénal". Il aurait également été sanctionné de "19 amendes de 135 euros minimum et 2 amendes de 68 euros", toutes contestées par le syndicat.
Un appel à la mobilisation
Face à cette situation, le syndicat appelle ses militants et sympathisants à se rassembler devant le tribunal judiciaire de Montbéliard le 27 mars à 13h30. "Nous serons présents pour soutenir le droit de manifester et la liberté d’expression", affirme le communiqué signé par Alexandre Sciboz, secrétaire adjoint de Force Ouvrière Conseil Régional Franche-Comté-Bourgogne.