Contribution de lecteur - "L'arrêté du Maire de Besançon : pénalisation de la mendicité"

Publié le 19/09/2018 - 09:47
Mis à jour le 18/04/2019 - 13:48

Daniella Chaillet, fidèle lectrice de maCommune.info et militante pour le mouvement Ensemble ! livre son texte au sujet de l’arrêté surnommé « anti-mendicité » voté en conseil municipal à Besançon et qui a défrayé la chronique cet été…

arrêté anti mendicité besançon  ©
arrêté anti mendicité besançon ©

Non seulement l'arrêté du Maire du 9 juillet 2018,  au motif  « d'interdiction d’activités constitutives de trouble à la tranquillité publique et à l'ordre public (...) », tente de chasser les mendiants du centre ville,  mais il permet de verbaliser ceux qui font la manche !

Sous la pression, entre autres, d'une partie des habitants et des commerçants du centre ville, nécessité serait de donner plus de pouvoirs aux policiers municipaux. Faisant montre ainsi d'une confrontation directe, et sans retenue, entre les déshérités démunis, entre les pauvres contraints de solliciter quelques pièces de monnaie aux passants pour tenter de survivre et la police municipale. Dans cette chasse à l'homme, entre un policier renforcé dans sa mission initiale et un pauvre n'ayant comme compagne que la misère, la brèche est ouverte. Elle autorise le passant à l'invective, celui-là même qui auparavant jetait un regard indifférent  ou hostile sur ces pauvres hères. Dans ce jeu malsain, d'autres acteurs entrent en piste : des commerçants, des « vigilants » auto-proclamés, des donneurs de leçons de tous poils...

Cette division dans la cité, sur le dos des maillons faibles est d'une indignité crasse. Certes, cette population en difficulté mérite attention ainsi que tous les travailleurs sociaux en lien avec elle. Une autre voie de travail de politique sociale en accord avec les structures adéquates : CCAS (Centre communal d'action sociale), SAAS (Service d’accueil et d'aide sociale), fourneau économique...  eut été non seulement plus appropriée, mais aussi dans la droite ligne des anciens édiles de la ville qui a créé le RMI, édiles qui demeurent une référence en la matière pour Besançon.

Heureusement le tocsin a largement sonné, un peu tardivement tout de même ! Certains médias locaux et nationaux ont joué leur rôle, et malgré la chaleur du mois d'août, l'alerte fut donnée et de nombreux citoyens et militants se sont mobilisés  pour stopper une procédure indigne : un «arrêté scélérat».

Grâce à cette mobilisation un autre arrêté a été pris, retirant toute référence explicite à la mendicité, mais sans changement sur le fond.Bref, le combat continue.

Besançon, le 17 septembre 2018

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arrêté anti-mendicité Besançon

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