À Besançon, le procès en appel d'un homme ayant battu à mort son petit frère de neuf ans commence

Publié le 07/02/2024 - 11:43
Mis à jour le 07/02/2024 - 10:58

Le procès en appel d'un homme de 26 ans, condamné en première instance à 15 ans de réclusion pour avoir battu à mort son petit frère de neuf ans à Mulhouse (Haut-Rhin) en 2018, s'est ouvert mercredi 7 février 2024 à Besançon.

Palais de justice Besançon © D poirier
Palais de justice Besançon © D poirier

Barbe fournie, Dylan Owana Bodo a semblé particulièrement agacé de se retrouver dans le box des accusés aux premiers moments de ce procès en appel, mâchant un chewing-gum, soufflant ou soupirant à plusieurs reprises. Il est jugé pour "violences volontaires sur mineur de 15 ans ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Le 16 septembre 2018, le petit Seal-Evan, neuf ans, avait été battu par son frère et sa soeur de la fin d'après-midi jusqu'à minuit. Il avait reçu une volée de coups, d'abord avec une ceinture, puis un manche à balai, sous prétexte d'un mot dans son cahier de correspondance. La séance de correction avait été en partie filmée et enregistrée par la soeur de la victime. Le petit garçon avait fini par perdre connaissance. Alertés par la soeur, sans doute plusieurs heures après son évanouissement, les secours n'étaient pas parvenus à le réanimer.

La mère lui avait dit de "gérer le truc"

En février 2023, en première instance, son frère, Dylan Owana Bodo, avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Haut-Rhin. Il était jugé aux côtés de sa soeur de 25 ans, condamnée à six ans
de prison, pour avoir frappé Seal-Evan jusqu'à sa mort. Seul Dylan Owana Bodo avait fait appel de la décision.

La cour avait également condamné la mère de cette fratrie livrée à elle-même à quatre ans de prison pour "complicité de violences volontaires". Selon le grand frère, sa mère, qui avait l'habitude d'infliger des châtiments corporels, lui avait dit par téléphone de "gérer le truc", alors qu'elle se trouvait à Paris pour faire la fête.

L'ex-petite amie du frère aîné, présente lors des faits, avait reçu une peine de trois ans de prison avec sursis pour "non-empêchement d'un crime".

Le verdict de la cour d'assises du Doubs est attendu vendredi au terme de trois jours d'audience.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Interpellations de Frédéric Vuillaume : FO porte plainte pour “atteinte à la liberté d’expression et du droit de manifester”

Le syndicat Force Ouvrière Conseil Régional Franche-Comté-Bourgogne appelle à un rassemblement de soutien à Frédéric Vuillaume, son secrétaire général, devant le tribunal judiciaire de Montbéliard le 27 mars à 13h30. Ce dernier est convoqué au tribunal de police pour une amende de 68 euros liée à des slogans scandés lors de la visite de la ministre Aurore Bergé à Onans.

Tribunal administratif de Besançon : une hausse des litiges de 30% en 2024

Le tribunal administratif de Besançon dresse un bilan positif de l'année 2024, marqué par une intensification de son activité et un engagement renforcé au service des justiciables. "Avec une équipe qui s'est étoffée au fil des mois, l'année 2024 fut, pour le tribunal administratif de Besançon, placée sous le signe de la satisfaction du travail accompli au service de l’intérêt général et des justiciables", a déclaré Cathy Schmerber, présidente du tribunal.

Le procès en appel pour dénonciation calomnieuse de Jonathann Daval renvoyé

Le procès en appel dans le cadre d'une affaire de dénonciation calomnieuse de Jonathann Daval, qui purge une peine de 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse Alexia, a été renvoyé vendredi au 11 avril 2025 par la cour d'appel de Besançon. L'ancienne belle-famille de l'informaticien de 41 ans a demandé le renvoi de l'audience pour "modification de conclusions".

Dans le Doubs, les services de l’État vont frapper mieux et plus fort au porte-monnaie des fraudeurs

Le Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) s'est réuni en formation plénière jeudi 13 mars 2025, sous la présidence conjointe du préfet du Doubs, du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Besançon et du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Montbéliard pour dresser le bilan des actions 2024 et fixer les priorités de contrôle 2025. Deux conventions ont été signées à cette occasion. À quoi servent-elles ? Explications.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.21
couvert
le 29/03 à 00h00
Vent
0.4 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
75 %