80 km/h : les départements veulent l'avis des professionnels de la sécurité routière

Publié le 29/05/2019 - 16:23
Mis à jour le 29/05/2019 - 16:23

Avec 3.488 morts sur les routes, l’année 2018 a été la moins meurtrière depuis l’analyse des statistiques de la sécurité routière. Il y a eu 196 tués de moins qu’en 2017 (-5,3%) et le nombre d’accidents corporels et de blessé a diminué de 4,7 %. Est-ce l’effet 80 km/h à l’heure de l’assouplissement de la loi  ? La décision pour les départements de repasser ou non à 90 km/h semble plus compliquée qu’il n’y parait…  

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Les présidents de département souhaitent pouvoir bénéficier de l’avis de tous les acteurs de la sécurité routière, pour les aider à assouplir la limitation de vitesse sur les routes secondaires.

Petit rappel : Les députés ont adopté en commission dans la nuit de jeudi 17 mai 2019 un amendement autorisant les présidents de conseils départementaux un assouplissement de  la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Les sénateurs avaient, eux, inclus les préfets.

La règle de principe demeurerait au niveau national, mais les présidents de conseils départementaux auraient le pouvoir de relever la vitesse maximale sur certains tronçons, quitte à en assumer les conséquences en matière de sécurité routière. 49 départements se sont déjà prononcés pour un retour à 90 km/h.

En Côte d'Or,François Sauvadet a indiqué que  "90% du réseau" de son département pourrait "repasser à 90km/h". Pour l'heure en Franche-Comté , les départements du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort ne se sont pas encore prononcés.

Pour que cette adaptation "soit une réussite, il est important que la responsabilité des présidents de département, qu'ils assument pleinement, soit éclairée par l'ensemble des responsables de la sécurité routière", écrit le président de l'Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, dans un courrier adressé au Premier ministre. L'ADF demande donc "que la décision du président de département soit prise avec la possibilité de solliciter un avis du préfet", poursuit-il. Cela "fluidifiera et facilitera la collaboration des services des départements et de l'État (gendarmerie et police nationales, sapeurs-pompiers)", conclut M. Bussereau.

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