Police municipale armée : l'intergoupe au conseil municipal de Besançon demande au maire de maintenir sa position

Publié le 13/09/2018 - 16:54
Mis à jour le 16/04/2019 - 14:11

Le débat sur l’armement de la police municipale est relancé suite au rapport parlementaire remis au Premier ministre le 11 septembre 2018 proposant de rendre l’armement des policiers municipaux obligatoire. Dans un communiqué du 13 septembre, les 13 élus de l’intergroupe au conseil municipal de Besançon demande au maire de maintenir sa position contre cette mesure.

 ©
©

"Nous membres de l’intergroupe rappelons que la police municipale et la police nationale n’ont pas les mêmes missions. Que la police municipale n’a pas à être envoyée sur des missions dangereuses qui relèvent de la police nationale et cela dans l’intérêt des agents de police municipaux" est-il indiqué.

"La police municipale ne doit aucunement compenser les manques d’effectifs de la police nationale"

Selon les élus, "Nous avons besoin d’une police nationale organisée, formée pour des missions régaliennes de sécurité, la police municipale ne doit aucunement compenser les manques d’effectifs de la police nationale." Ils demandent "le retour de la cinquantaine de policiers nationaux supprimée lorsque M. Sarkozy était Président de la République."

L'intergroupe souhaite que le maire Jean-Louis Fousseret "maintienne sa position concernant le non-armement létal des policiers municipaux".

"On risque ainsi de creuser encore les inégalités entre les grandes et les petites collectivités"

Par ailleurs, les élus signataires du communiqué déplorent "une fois de plus le fait que l’Etat transfère une de ses missions aux collectivités territoriales se dispensant ainsi de son devoir régalien." Selon eux, "On assiste à une véritable mise sous tutelle de celles -ci,  augmentant sans cesse leurs obligations, sans compensation, tout en diminuant leur capacité budgétaire. On risque ainsi de creuser encore les inégalités entre les grandes et les petites collectivités dont les démissions récentes des Maires traduisent ces difficultés."

Et de conclure : "Pour que l'Etat règle sa dette, les villes devront-elles aussi organiser et entretenir l'armée et la justice ?" 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

arme police municipale

“Sécurité globale”: Darmanin écarte l’armement obligatoire des polices municipales

Le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin a écarté l’hypothèse d’un armement obligatoire des policiers municipaux, une proposition d’un rapport des députés Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot mais qui n’avait pas été retenue dans leur proposition de loi controversée sur la « sécurité globale ».  Le ministre s’est engagé par ailleurs à élargir l’accès à d’autres fichiers pour les policiers municipaux (contraventions, engins motorisés…). A  Besançon, Force Ouvrière réclame à nouveau l’armement de la police municipale alors que la maire EELV y est opposé.

Municipale 2020 : pour ou contre l’armement de la police municipale ?

VIDEOS • Les candidats à l’élection municipale de Besançon sont-ils pour ou contre l’armement de la police municipale ? Et que proposent-ils pour la sécurité à Planoise ainsi que dans les autres quartiers de Besançon ? Découvrez leurs réponses…

Municipale 2020 à Besançon : K. Bouhassoun ne souhaite pas équiper la police municipale d’armes létales

La question de l’armement de la police municipale est l’un des sujets forts de cette campagne pour l’élection municipale 2020 à Besançon. Si des candidats sont pour l’armement létal des policiers municipaux, Karim Bouhassoun, candidat du mouvement Bisontines-Bisontins, ne l’intègre pas dans son programme sur la sécurité selon un communiqué du 9 décembre 2019.

Municipale 2020 : Ludovic Fagaut souhaite armer la police municipale “par conviction”

Lors de l’inauguration se sa permanence à Besançon samedi 8 décembre 2019, Ludovic Fagaut a dévoilé de nouvelles lignes de son programme en tant que candidat Les Républicains pour l’élection municipale à Besançon en 2020. Parmi elles, l’armement et de le doublement des effectifs de la police municipale…

Armement de la police municipale à Besançon : la CFTC écrit une lettre au ministre de l’Intérieur

Dans une lettre ouverte en date du 17 décembre 2018, Jacques Desoche, président du syndicat CFTC du Doubs, de la Ville de Besançon, du CCAS et de la CAGB, alerte le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner « sur l’urgente nécessité de généraliser le port d’armes à feu pour tous les policiers municipaux de notre pays ».

La question de l’armement de la police municipale à nouveau sur la table à Besançon…

Suite à la fusillade de Strasbourg, L’État a porté le plan Vigipirate au niveau « urgence attentat ». Ce 13 décembre 2018, Jean-François Longaretti, secrétaire départemental mairie et CAGB Force ouvrière, adresse une lettre à Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, pour lui parler de l’armement de la police municipale.
 

Armement de la police municipale à Besançon  : la note de service qui met le feu aux poudres

Une note de service de la direction générale des services de la Ville rappelant les règles de sécurité aux policiers municipaux vient de relancer le débat de l’armement de la police municipale de Besançon. L’élu d’opposition Jacques Grosperrin (LR) estime que la police municipale n’est plus en mesure de protéger les Bisontins. Le syndicat CFTC Unsa a lancé un appel à la grève pour le lundi 29 octobre.

Politique

Un dispositif de médiation sociale pour apaiser les tensions à Battant

Fermeture des épiceries de nuit • Parmi les projets sur lesquels les élus du conseil municipal de Besançon auront à se prononcer ce jeudi 3 avril 2025 figure la question d’un projet de médiation sociale dans le quartier Battant à Besançon, a-t-on appris en conférence de presse le 2 avril dernier. 

Un dernier budget de 225 M€ pour la majorité actuelle de la Ville de Besançon

Ce jeudi 3 avril 2025, les élus du conseil municipal seront amenés à voter le dernier budget de l’actuelle mandature, celui de 2025. Pour la majorité de la Ville de Besançon ce budget « acte l’ambition déployée début de ce mandat » notamment en matière d’investissement avec un nouveau montant record de 50 millions d’euros. 

Procès RN : inéligibilité immédiate pour Marine Le Pen, un séisme à deux ans de la présidentielle

+ les réactions en Franche-Comté • Une décision de justice qui a l'effet d'un coup de tonnerre politique: Marine Le Pen a été condamnée lundi 31 mars 2025 à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, compromettant sa candidature à la présidentielle de 2027, dans l'affaire des assistants parlementaires européens.

“Les élus communistes de la région lisent avec grand intérêt les rapports et avis du CESER”

Après Marie-Guite Dufay, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, c’est au tour de Muriel Ternant, présidente du groupe des élus communistes à la région, de réagir et d’expliquer son opposition à la suppression du Conseil économique social et environnemental régional (CESER).

Besançon : le groupe Génération·s appelle les oppositions au conseil municipal à présenter des “contre-budgets”

Dans un contexte où la confiance des citoyens dans les institutions peut être mise à l'épreuve, le Groupe Génération·s, Social, Ecologie, Démocratie appelle à une plus grande transparence budgétaire et invite les oppositions au conseil municipale de Besançon à ”assumer leurs choix financiers en proposant des contre-budgets” dans un communiqué du 27 mars 2025.

La Bourgogne-Franche-Comté et la Province du Cap occidental renouvellent leur accord de coopération

Alors que se tenait dans la ville du Cap le 8e sommet visant à intensifier le partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Afrique du Sud mi-mars 2025, la Région Bourgogne-Franche-Comté renouvelait pour sa part l’accord de coopération qui la lie à la province du Cap Occidental depuis 2002, a-t-on appris le 25 mars.

À Belfort, Retailleau pointe l’antisémitisme de “l’islamisme” et de “l’extrême gauche”

Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a pointé lundi 24 mars 2025 au cours d'un déplacement à Belfort le "double visage" de l'antisémitisme, celui "de l'islamisme" et celui de "l'extrême gauche", après l'agression samedi d'un rabbin à Orléans.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 21.55
ciel dégagé
le 04/04 à 15h00
Vent
2.2 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
39 %